Ça Se Passe Là-Haut

Ça Se Passe Là-Haut

L'infini se contemple indéfiniment.

Eric Simon

Astronomie, astrophysique, cosmologie, astroparticules...

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#1761 : Découverte d'un système binaire de naines blanches avec transfert de masse

Une équipe d'astrophysiciens a observé un système binaire d'étoiles naines blanches où l'une des deux est en train d'absorber activement de la matière de l'autre. Cette étude publiée dans The Astrophysical Journal révèle l'une des images les plus nettes à ce jour de la manière dont les naines blanches ultracompactes échangent de la masse lorsqu'elles sont extrêmement proches l'une de l'autre.

Source

An Eclipsing 8.56 Minutes Orbital Period Mass-transferring Binary
Emma T. Chickles
The Astrophysical Journal, Volume 1000, Number 2 (26 march 2026)
https://doi.org/10.3847/1538-4357/ae4871

Illustrations

  1. Vue d'artiste d'un système binaire de naines blanches (CalTech)
  2. Emma Chickles
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#1760 : La Terre sous une pluie de poussières de supernovas

Le Système solaire traverse actuellement un nuage de débris stellaires. En traquant l'isotope Fer-60 dans la glace de l'Antarctique, une équipe de physiciens nucléaires vient de prouver que notre environnement galactique immédiat est imprégné des restes d'explosions stellaires massives. Ils publient leur étude dans Physical Review Letters.

Source

Local Interstellar Cloud Structure Imprinted in Antarctic Ice by Supernova 60Fe
Dominik Koll et al.
Physical Review Letters 123 (13 May 2026)
https://doi.org/10.1103/nxjq-jwgp

Illustrations

  1. Section de la carotte de glace extraite de la calotte antarctique (Alfred Wegener Institute/Esther Horvath)
  2. Dominik Koll
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#1759 : L'atmosphère d'une mini-Neptune dévoile son histoire migratoire

De nouvelles mesures portant sur une Jupiter chaude et sur sa compagne de type mini-Neptune indiquent que ces deux exoplanètes se seraient formées à des distances notablement plus grandes de leur étoile hôte que ne le suggère leur configuration actuelle. L'étude est parue dans The Astrophysical Journal Letters.

Source

JWST Unveils a High Mean Molecular Weight Atmosphere for Mini-Neptune TOI-1130 b: Evidence for Formation Beyond the Water Ice Line
Saugata Barat et al.
The Astrophysical Journal Letters, Volume 1002, (5 mai 2026)
https://doi.org/10.3847/2041-8213/ae5f8b

Illustrations

  1. Vue d'artiste du système de TOI 1130 (Sci-News.com)
  2. Saugata Barat
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#1758 : Découverte d'une cavité au centre d'une galaxie géante, produite par un trou noir ultramassif

Une équipe d’astrophysiciens vient de démontrer l’existence d’une cavité d’une taille de l'ordre du kiloparsec dans la distribution stellaire de la galaxie centrale de l'amas A402. Les données des télescopes Webb et Hubble mettent en évidence un noyau galactique aplati dans la distribution stellaire sur lequel se superpose la cavité, ce qui implique la présence d'un trou noir ultramassif central de masse d’environ 50 milliards de M⊙ qui serait à l’origine de cette cavité. Ils montrent en outre qu'un second trou noir supermassif candidat se trouve de l'autre côté de la cavité, avec une vitesse relative de 370 km s⁻¹. Si cette hypothèse se confirme, cela impliquerait la présence d'un système binaire de trous noirs ultramassifs séparés par plusieurs kiloparsecs, d'une masse totale de 60 milliards M⊙. Cela en ferait le système binaire de trous noirs le plus massif découvert à ce jour. L’étude est publiée dans The Astrophysical Journal.

Source

A Kiloparsec-scale Stellar Cavity in the Center of A402-BCG May Be Caused by Dynamic Interactions with an Ultramassive Black Hole
Michael McDonald et al.
The Astrophysical Journal Letters, Volume 1002, Number 1 (23 Avril 2026 )
https://doi.org/10.3847/2041-8213/ae5bbe

Illustrations

  1. Observations multi-longueurs d'onde de la galaxie centrale d'A402 (McDonald et al.)
  2. Michael McDonald
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#1757 : Le déséquilibre du cycle du carbone, une clé pour l'habitabilité des planètes telluriques

Déterminer l'habitabilité d’une planète ne se résume pas à savoir si elle possède ou non de l'eau liquide. Une exoplanète pauvre en eau peut être inhospitalière, qu'elle se trouve ou non dans la zone dite habitable. La Terre, la seule planète habitable connue, dépend de son cycle du carbone pour maintenir son habitabilité. Or, ce cycle dépend de l'eau, et les exoplanètes qui en sont dépourvues ont peu de chances de le maintenir, ce qui compromet sérieusement leurs perspectives d'habitabilité à long terme. Une nouvelle étude publiée dans The Planetary Science Journal examine la teneur en eau nécessaire à l'habitabilité des exoplanètes, en prenant Vénus pour exemple éloquent.

Source

Carbon Cycle Imbalances on Arid Terrestrial Planets with Implications for Venus
Haskelle T. White-Gianella and Joshua Krissansen-Totton
The Planetary Science Journal, Volume 7, Number 4 (15 avril 2026)
https://doi.org/10.3847/PSJ/ae4faa

Illustrations

  1. Image d'artiste de Vénus (à gauche) et des variations de Gliese 12b (NASA/JPL-Caltech/R. Hurt (Caltech-IPAC)
  2. Haskelle T. White-Gianella