Une nouvelle étude publiée dans Nature Astronomy révèle que Saturne, comme Jupiter, semble posséder un gros noyau diffus qui s'étend jusqu'à sur 60 % de son rayon, de quoi bouleverser l'image classique que l'on avait des planètes géantes gazeuses.
Astronomie, astrophysique, cosmologie, astroparticules...
Une nouvelle étude publiée dans Nature Astronomy révèle que Saturne, comme Jupiter, semble posséder un gros noyau diffus qui s'étend jusqu'à sur 60 % de son rayon, de quoi bouleverser l'image classique que l'on avait des planètes géantes gazeuses.
Avec la lumière solaire qu'elle reçoit, la haute atmosphère de Jupiter devrait avoir une température moyenne de 200 K (-73°C), mais au lieu de ça, elle est de 700 K (427°C)! Cette forte anomalie thermique qui interroge les planétologues depuis très longtemps vient de trouver une réponse : ce seraient les aurores polaires qui produiraient un échauffement de toute l'atmosphère de Jupiter. L'étude est parue dans Nature.
Comment mesurer la masse d'un trou noir supermassif ? Jusqu'à présent, les astrophysiciens se fondaient sur des paramètres très indirects comme les signatures spectrales produites dans le disque d'accrétion ou la structure de la galaxie hôte entourant le trou noir. Une méthode plus directe est l'imagerie de l'ombre de l'horizon, mais elle n'a pu être obtenue que sur M87* par l'EHT. Aujourd'hui, des chercheurs américains proposent une toute nouvelle méthode très efficace, fondée sur le suivi dans le temps des variations de luminosité du disque d'accrétion. Leur étude A characteristic optical variability time scale in astrophysical accretion disks est parue hier dans la revue Science.
Cette image sera peut-être l'image astronomique de l'année, et elle est au moins l'image phare de ce premier semestre, elle montre une planète naissante au sein d'un disque circumstellaire, PDS70c, une grosse Jupiter qui est elle même entourée d'un disque de poussière, un disque circumplanétaire qui est en train de former une exolune. Cette prouesse a été obtenue grâce au réseau de radiotélescopes ALMA et a été publiée le 20 juillet dernier dans The Astrophysical Journal Letters.
Les sursauts gamma (GRB) ont été compris depuis quelques décennies comme provenant de deux phénomènes astrophysiques distincts. Ils sont généralement distingués par leur durée : les sursauts gamma courts (une durée inférieure à 2 s) proviennent de la fusion de deux étoiles à neutrons et sont relativement proches et les sursauts gamma longs (plus de 2 s et jusqu'à plusieurs minutes), eux, proviennent du collapse d'étoiles massives (des collapsars, qui peuvent être extrêmement éloignés). Le point commun entre les deux phénomènes est la création d'un trou noir qui accrète rapidement les résidus issus de sa création lors du cataclysme. Mais un GRB détecté il y a 1 an vient semer le trouble et est l'objet de deux articles d'équipes différentes dans Nature Astronomy parus le même jour : il possède les caractéristiques d'un GRB long mais n'a duré que 0,65 s...