Cristina avait décidé de plonger dans la physique des astroparticules après avoir offert ses services de jeune chercheuse intrépide dans la recherche sur les neutrinos, particules italiennes s'il en faut. Le saut avait été aisé. Elle n'avait même pas quitté le laboratoire souterrain, la "grotte", qui accueillait les différentes expériences de physique auxquelles elle avait pu participer les années précédentes. L'expérience que les physiciens avaient appelée XENO1000 et qu'avait rejointe Cristina un an auparavant était installée dans un des trois halls de la grotte du Gran Sasso. C'était devenu rapidement l'une des expériences-phare dédiées à la recherche directe de particules pouvant former l'une des plus mystérieuses matières imaginées par les physiciens : la matière noire, cette matière invisible qui semble pourtant peupler massivement toutes les galaxies.
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